CV en anglais : les règles à connaître (et les pièges à éviter)
Un CV en anglais n’est pas un CV français traduit mot à mot : au Royaume-Uni et aux États-Unis, il se passe de photo, d’âge et de situation familiale, tient sur une page ou deux, et décrit chaque expérience par des verbes d’action et des résultats.
Resume ou CV : de quoi parle-t-on ?
Avant de rédiger, sachez quel document on attend de vous :
| Pays | Terme usuel | Longueur attendue |
|---|---|---|
| États-Unis, Canada | Resume | 1 page (2 pour les profils très expérimentés) |
| Royaume-Uni, Irlande | CV | 2 pages au maximum |
| International (ONG, UE) | CV | 1 à 2 pages |
Aux États-Unis, « CV » désigne un document académique long réservé à la recherche et à l'enseignement : pour un emploi classique, on envoie un resume. Le contenu attendu reste proche dans tous les cas : parcours, résultats, compétences.
Ce qu'un CV en anglais ne contient pas
C'est la différence la plus importante avec le CV français. Au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada, les employeurs écartent les informations personnelles pour prévenir toute discrimination à l'embauche :
- Pas de photo.
- Pas d'âge ni de date de naissance.
- Pas de situation familiale ni de nationalité.
Retirez-les de votre version anglaise, même si elles figurent sur votre CV français. Indiquez en revanche votre situation de travail si elle rassure (« EU work permit », « eligible to work in the UK ») quand l'offre s'adresse à des candidats internationaux.
Les rubriques, dans l'ordre attendu
- Header : nom, titre visé, email, téléphone avec indicatif, ville, profil LinkedIn le cas échéant.
- Summary (ou Profile) : deux ou trois lignes qui résument votre profil et votre objectif.
- Work experience : du plus récent au plus ancien, chaque poste décrit par des puces commençant par un verbe d'action (« managed », « built », « increased »), avec des résultats chiffrés dès que possible.
- Education : diplômes avec leur équivalent local si utile (« Master's degree », « Bachelor's degree »).
- Skills : outils, méthodes, certifications.
- Languages : « French — native », « English — fluent (C1) »… L'échelle européenne (A1 à C2) est comprise en Europe ; ailleurs, préférez « basic / professional / fluent / native ».
Traduire son CV français sans le trahir
Traduire mot à mot produit des CV étranges : les intitulés de diplômes, les noms d'entreprises et les expressions toutes faites ne se transposent pas tels quels. La bonne méthode :
- Partez de votre CV français à jour.
- Traduisez le contenu en gardant intacts les mots-clés techniques, les outils et les certifications — un recruteur cherche « SQL », pas sa traduction.
- Adaptez les rubriques aux usages du pays : retirez photo et âge, ajustez la longueur.
- Faites relire par un anglophone si possible.
CVticket fait les étapes 1 à 3 en un clic : le bouton « Traduire le contenu » traduit votre CV en préservant les mots-clés, et les titres de rubriques, les mois et les mentions s'impriment automatiquement dans la langue du CV. Les modèles restent les mêmes : seul le contenu change.
Les pièges classiques des francophones
- Les faux amis : « formation » se dit education ou training, « stage » se dit internship, « société » se dit company.
- Les acronymes français (BTS, DUT, CDI) : explicitez-les ou donnez l'équivalent (« two-year technical degree », « permanent contract »).
- Le niveau d'anglais surestimé : l'entretien se fera en anglais ; annoncez le niveau que vous tenez à l'oral.
- La lettre oubliée : au Royaume-Uni et aux États-Unis, le cover letter accompagne souvent le resume — notre guide de la lettre de motivation s'applique aussi en anglais.
- Le CV non adapté à l'offre : les logiciels de tri comparent votre resume aux mots de l'annonce ; vérifiez la correspondance avec le test ATS.